Etude des impacts écologiques

des zones de ralentissement dynamique des crues de la Meuse

 
 

Contexte
de l'étude

Suite aux crues catastrophiques de la Meuse, l’EPAMA a entrepris, sur la période 1998-2000, la réalisation d'une étude globale de modélisation à l’échelle du fleuve. Cette dernière visait à mieux définir les risques et les enjeux liés aux inondations puis à rechercher en conséquence les aménagements les plus adaptés pour réduire l'impact des inondations, et enfin à améliorer les outils de prévision de crues existants.

A l’issue de cette étude, et conformément aux préconisations du SDAGE Rhin-Meuse, un scénario d'aménagement à l'échelle du bassin, combinant des protections localisées et des zones de ralentissement dynamique des crues (ZRDC), a été défini.

Dans le cas de la Meuse, les zones de ralentissement dynamique de crues se présentent comme des ouvrages du type digue en terre, barrant transversalement le lit majeur de la vallée dans des zones naturelles d’expansion des crues du fleuve. En créant un obstacle aux écoulements lors des crues largement débordantes, la digue favorise temporairement la rétention de volumes d’eau supplémentaires en amont de celle-ci. Les digues sont dimensionnées de telle sorte que seules les crues moyennes à fortes soient écrêtées. Une ouverture dans le lit mineur permet le maintien des conditions normales d’écoulement en période d’étiage ou lors des faibles crues, afin de ne pas perturber le milieu naturel.

La sur-inondation de prairies et de terres agricoles déjà inondées et peu sensibles en hiver permettrait ainsi de réduire l’inondation des secteurs les plus vulnérables des départements de la Meuse (Commercy, Saint-Mihiel, Verdun, etc.) et des Ardennes (Sedan, Charleville-Mézières, Givet, etc.)

 

 

 
 

 

Certaines des zones concernent des zones prairiales et palustres du lit majeur de la Meuse qui peuvent avoir des caractères biologiquement exceptionnels.
En effet, les complexes alluviaux constituent des zones humides remarquables tant par les fonctions écologiques qu’elles assurent (zones naturelles de rétention des eaux de crues, épuration des eaux, etc.) que par le patrimoine naturel qu’elles abritent. Ils constituent de plus des entités géographiques en relation étroite avec le facteur hydrique qui oriente directement la distribution de la biodiversité, aussi bien au niveau du lit mineur que du lit majeur des cours d’eau.

 

 

Depuis plusieurs années, des études ont été réalisées sur ces milieux afin de préciser leur mode de fonctionnement, tant en matière de biodiversité que de relation avec les masses d’eau superficielles ou souterraines.

Même si ces milieux sont actuellement annuellement inondables, l’augmentation des submersions, tant en durée qu’en hauteur, peut avoir des conséquences non négligeables sur l’état et le fonctionnement de ces écosystèmes, que l’EPAMA et ses partenaires souhaitent approcher dans le cadre d’une étude globale d’impact sur les écosystèmes prairiaux et palustres de la Meuse.